PIRLS en quelques questions

PIRLS en quelques questions2018-12-12T16:24:05+00:00

L’objectif de l’enquête PIRLS (Progress in Reading Literacy Study) est de mesurer le niveau de compréhension en lecture des élèves de 4e année de l’enseignement fondamental.
Cette enquête internationale vise également à appréhender les éléments de contexte culturels, socioéconomiques, pédagogiques, familiaux et individuels, qui peuvent rendre compte des performances observées dans chaque pays ainsi que des différences de performances observées entre pays.
C‘est pourquoi PIRLS recueille un vaste éventail d’informations par le biais de questionnaires adressés aux différents interlocuteurs de l’école (élèves, enseignants et chefs d’établissement) ainsi qu’aux parents des élèves testés.

Deux types de textes sont soumis aux élèves : des textes à visée littéraire et des textes à visée informative. Ils couvrent la plupart des expériences de lecture que vivent des élèves de cet âge à l’école et en dehors de l’école .

Comme c’était le cas précédemment, PIRLS s’organise sous la forme d’unités, chacune se composant d’un passage à lire, suivi d’une douzaine d’items en moyenne destinés à évaluer la compréhension.

Chaque élève passe deux unités et doit donc travailler sur deux textes. Il dispose de 40 minutes pour chaque unité. Une pause est prévue entre les deux passations.

Caractéristiques des textes Textes à visée littéraire Textes à visée informative
Type d’extraits Nouvelles ou épisodes complets (contemporains ou traditionnels) Extraits informatifs continus et discontinus (portant sur des informations et des idées scientifiques, biographiques, historiques et pratiques)
Longueur Environ 800 mots Entre 600 et 900 mots
Caractéristiques visuelles Illustrations colorées liées au texte Caractéristiques de présentation : schémas, cartes, illustrations, photographies ou tableaux
Structure Deux personnages principaux et une intrigue comportant un ou deux événements principaux dans chaque histoire Diverses structures, dont une structure selon la logique, une argumentation, une structure chronologique et une structure selon le sujet
Autres caractéristiques Plusieurs styles et caractéristiques linguistiques différents, comme la narration à la première personne du singulier, l’humour, le dialogue et le langage figuré Plusieurs caractéristiques organisationnelles différentes, comme les sous-titres, les encadrés avec texte ou les listes

Il s’agit de comprendre comment le lecteur construit le sens d’un texte.
Chaque processus est évalué à la fois sur des textes à visée littéraire et à visée informative.
Détaillons chacun des processus de compréhension pour mieux les envisager.

Retrouver et prélever des informations explicites

Le lecteur est en mesure de comprendre les informations énoncées de façon explicite et de faire le lien avec la question posée. Le sens étant évident et clairement énoncé dans le texte, ce processus de compréhension n’exige quasiment aucune inférence. Cependant, le lecteur doit pouvoir reconnaître la pertinence des informations ou de l’idée.

Quelques exemples : mettre en évidence des éléments d’information pertinents par rapport au but spécifique, rechercher des idées précises, définir le cadre d’une histoire (époque, lieu, etc.), déterminer l’idée principale (lorsqu’elle est clairement énoncée) …

Faire des inférences simples

Le lecteur est en mesure de combler les « lacunes » relatives au sens en déduisant des informations à partir du texte. Les inférences simples n’exigent que peu d’efforts et le lecteur habile les fait généralement de façon automatique.

Quelques exemples : déduire qu’un événement en a entraîné un autre, tirer des conclusions quant à l’idée principale dans une série d’arguments, mettre en évidence les généralisations formulées dans le texte …

Interpréter et intégrer des idées et des informations

Ce processus permet au lecteur d’acquérir une compréhension plus approfondie du texte en combinant les connaissances antérieures et les informations présentées dans le texte. Les liens à établir ne sont pas seulement implicites mais ils peuvent également être ouverts à l’interprétation du lecteur.

Quelques exemples : dégager le message ou thème général d’un texte, mettre en évidence les points communs et les différences dans les informations contenues dans le texte, dégager l’atmosphère ou le ton d’une histoire et interpréter les applications possibles des informations dans le monde réel…

Examiner et évaluer le contenu, la langue et les éléments textuels

Ce processus permet au lecteur de prendre du recul par rapport au texte, afin de porter un regard critique sur son contenu, le langage utilisé ou les éléments textuels. Lors de l’évaluation du contenu, le lecteur peut comparer la représentation d’un mot selon l’auteur à sa propre compréhension ou à des informations en provenance d’autres sources. Lors de l’évaluation du langage et des éléments textuels, le lecteur peut réfléchir à la clarté de l’expression du sens, en faisant appel à ses propres connaissances sur le genre en question, la structure ou les conventions linguistiques.

Quelques exemples : évaluer le degré de probabilité que les événements dépeints se produisent dans la vie réelle, décrire la méthode utilisée par l’auteur pour inventer un dénouement inattendu, déterminer dans quelle mesure les informations présentées dans le texte sont complètes ou claires, déterminer le point de vue d’un auteur sur le thème central …

PIRLS est organisée de façon cyclique : une campagne d’évaluation est menée tous les 5 ans, précédée d’un essai de terrain. Si la Fédération Wallonie-Bruxelles n’a pas participé au premier cycle qui a eu lieu en 2001, elle est, en revanche, présente depuis 2006.

La prochaine récolte de données aura lieu en mai 2021.

D’un cycle à l’autre, la liste des pays participants varie mais l’ampleur de cette variabilité est limitée. La tendance générale va dans le sens d’une augmentation du nombre de systèmes éducatifs impliqués. En 2016, 50 pays et 11 entités en « benchmarking » ont participé à l’enquête.

L’échantillon a été tiré selon les procédures rigoureuses en vigueur dans ce type d’enquête internationale qui permettent de garantir sa représentativité et qui assurent la comparabilité de nos données à celles des autres pays auxquels ont été appliqués les mêmes types de contraintes et précautions. Ce sont les experts internationaux qui se sont chargés d’opérer cette sélection, sur base d’une série d’informations fournies à propos des caractéristiques de notre enseignement. En FW-B, l’échantillon doit par exemple être représentatif du point de vue géographique et du point de vue des réseaux.

En 2016, en FW-B, les épreuves ont été administrées dans 158 écoles. A l’intérieur de ces écoles, une ou deux classes complètes ont été sélectionnées. Ce sont au total 227 classes qui ont passé le test, soit 4623 élèves. Les questionnaires contextuels ont été complétés par 4598 élèves. Un total de 151 directeurs et 248 enseignants ont également accepté de fournir des informations sur le contexte scolaire, le programme et les caractéristiques du public fréquentant l’établissement. On a par ailleurs enregistré un retour de 4322 questionnaires adressés aux parents.

L’enquête PIRLS est financée par l’Administration générale de l’Enseignement de la FW-B (Direction générale du Pilotage du Système éducatif; Direction des politiques éducatives) qui a mandaté le Service d’analyse des Systèmes et des Pratiques d’enseignement (aSPe) de l’Université de Liège pour organiser et administrer PIRLS dans les établissements scolaires.
Deux fois par an, la FW-B participe à un comité d’accompagnement chargé de suivre l’organisation et le bon déroulement de l’enquête mais seul l’aSPe a connaissance des établissements concernés par l’enquête et du contenu des évaluations.

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